Dans son bilan de mandat, Madame le Maire indique que « dans ces conditions aucun nouvel emprunt n’a pu être contracté », ce qui aurait empêché le remplacement du tracteur communal.
Cette affirmation appelle quelques précisions importantes.
Un projet préparé dès la fin de mon mandat
À la fin du mandat 2014-2020, le tracteur communal arrivait en fin de vie. Avec l’agent communal, nous avions anticipé son remplacement afin de garantir de bonnes conditions de travail pour le personnel et un entretien efficace du village.
Dans cette logique, un projet complet avait été préparé :
- remplacement du tracteur communal
- acquisition d’un broyeur de branches
Le broyeur représentait un investissement de 19 945 €, dont 60 % ont été financés par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse. La TVA étant récupérable pour la commune, le coût réel était d’environ 8 000 €.
Un projet utile et écologique
Ce broyeur devait permettre :
- de broyer les branches issues des tailles du village
- de réutiliser le broyat dans les massifs plutôt que d’acheter du paillage
- de réduire les déchets verts
Un service aux habitants était également envisagé. La commune aurait pu intervenir chez les particuliers, à leur demande et contre participation, pour broyer les branches issues de la taille de leurs jardins. Les copeaux pouvaient ensuite être laissés sur place pour être utilisés comme paillage.
Il s’agissait donc d’une solution à la fois écologique, économique et utile pour les habitants.
Un financement bancaire existait
Par ailleurs, une offre de financement bancaire de 100 000 € destinée à l’acquisition d’un tracteur et d’une remorque a été proposée par la Banque Populaire le 29 juin 2020.
Cette offre est adressée à Madame le Maire dans le cadre de son mandat, après l’installation de la nouvelle équipe municipale.
Ce document montre donc qu’un financement était bien possible.
Il apparaît ainsi une contradiction entre cette offre de prêt et l’affirmation figurant dans le bilan municipal selon laquelle aucun nouvel emprunt ne pouvait être contracté.
Des choix différents ont été faits
La nouvelle équipe municipale a finalement fait d’autres choix :
- le tracteur n’a pas été remplacé
- le broyeur a été vendu
À l’époque, l’ancien tracteur était encore revendable. Avec le temps et l’usure, cette possibilité est aujourd’hui devenue très limitée.
La commune a également perdu la possibilité de produire elle-même des copeaux pour les massifs, mais aussi de proposer aux habitants un service utile de broyage à domicile, dans une logique de proximité et de valorisation écologique des déchets verts.
Des réparations coûteuses
Depuis lors, ce matériel ancien a nécessité plusieurs réparations importantes :
- mars 2023 : 4 477 €
- juin 2023 : 4 153 €
- février 2024 : 447 €
- avril 2024 : 3 334 €
Soit plus de 12 000 € de réparations entre mars 2023 et avril 2024.
Je ne dispose pas des montants des réparations effectuées sur les autres périodes, ce qui signifie que le coût total réel depuis 2020 est probablement encore plus élevé.
Ces pannes régulières compliquent également le travail des agents communaux, qui doivent faire face à l’indisponibilité d’un matériel essentiel au bon entretien du village.
Une question de gestion et d’anticipation
Pour notre équipe, une gestion responsable consiste à anticiper les besoins, investir au bon moment et soutenir le travail des agents communaux, afin de préserver à la fois les finances de la commune et la qualité du service rendu aux habitants.
C’est dans cet esprit que nous souhaitons rétablir les faits, en nous appuyant sur des éléments précis et vérifiables.
Philippe Huber
Maire de Muespach 2014-2020






