À l’approche des élections municipales, certaines affirmations circulent dans le village.
Je souhaite apporter une explication simple, claire et factuelle sur la manière dont une commune fonctionne, et sur ma façon de travailler.
On a évoqué la transformation de l’église en salle des fêtes.
J’ai même entendu que je prévoirais de vendre des bâtiments communaux ou de décider seul de projets importants.
Ces propos peuvent surprendre.
Ils méritent surtout une explication simple, claire et factuelle.
Un principe essentiel : un maire ne décide jamais seul
Dans une commune, le maire ne gouverne pas seul.
Il peut proposer une idée.
Il peut initier une réflexion.
Il peut porter une vision.
Mais il ne décide jamais isolément.
Toute décision importante passe par :
- un travail préparatoire
- des échanges en commission
- un débat en conseil municipal
- un vote à la majorité
Concrètement, aucun projet structurant ne peut être imposé par une seule personne.
Il faut convaincre, expliquer, rassembler.
C’est le fondement même de la démocratie communale.
Une méthode éprouvée : le collectif avant tout
Entre 2014 et 2020, nous avons toujours travaillé ainsi.
Dans le dialogue.
Dans le respect.
Dans la collégialité.
Durant ces six années de mandat, le conseil a connu une grande stabilité, et ce n’est pas dû au hasard.
Elle est le résultat d’un fonctionnement clair, respectueux, et d’une volonté constante de décider ensemble.
C’est aussi grâce à cette méthode que nous avons pu moderniser le village, réduire la dette communale et maintenir les taxes sans augmentation.
Les résultats sont le fruit d’un travail collectif, jamais d’une décision solitaire.
Proposer ne signifie pas imposer
Réfléchir à l’avenir du village est une responsabilité.
Un maire doit anticiper.
Il doit envisager des évolutions.
Il doit étudier des pistes.
Mais toute évolution concernant un bâtiment communal, un lieu de vie ou un équipement public suppose :
- des études techniques
- une analyse financière
- un débat démocratique
- un vote
- et souvent des échanges avec les habitants
Imaginer qu’un maire pourrait décider du jour au lendemain de détruire un bâtiment communal ou de transformer un lieu emblématique sans discussion ni validation du conseil municipal ne correspond tout simplement pas à la réalité institutionnelle.
Aller plus loin : associer davantage les habitants
Pour 2026–2032, je souhaite même renforcer cette logique participative.
Je propose la création d’un conseil citoyen.
Un appel serait lancé aux habitants volontaires pour travailler sur certains projets ou sujets importants du village.
Ce conseil citoyen aurait pour mission :
- d’échanger sereinement
- d’apporter des idées
- de partager des compétences
- de formuler des propositions
Le conseil municipal resterait bien sûr souverain.
La décision finale lui appartiendrait toujours.
Mais elle serait éclairée par une réflexion collective élargie.
Nous sommes donc très loin d’un fonctionnement fermé.
Au contraire, je veux ouvrir davantage la décision publique.
Le dialogue direct est toujours préférable
À un mois du scrutin, je fais le choix de la sérénité.
Je ne répondrai pas aux rumeurs par d’autres rumeurs.
Je préfère expliquer le fonctionnement réel d’une commune.
Je fais confiance à chacune et chacun d’entre vous pour se faire une opinion à partir des faits.
Et surtout, j’invite chacune et chacun d’entre vous à venir me parler directement.
Si vous avez une question, un doute, une interrogation sur un projet ou une idée, contactez-moi.
Le dialogue direct est toujours plus sain que les interprétations ou les propos déformés.
Depuis 28 ans que je vis à Muespach, ma conviction est restée la même :
une commune ne fonctionne pas au-dessus des habitants, mais avec eux.
À Muespach, les décisions importantes méritent du dialogue, du respect et du travail collectif.
C’est ainsi que j’ai travaillé.
C’est ainsi que je continuerai à travailler.






